Il arrive toujours un moment dans la vie où l’on tombe sur une animation qui nous fait penser que c’est sans nul doute la chose la plus cool qu’on ait jamais vue. Qu’il s’agisse d’un film Disney que l’on a vu étant enfant, ou d’un jeu vidéo en 3D auquel on joue le soir en rentrant du travail, il y a toujours quelque chose de spectaculaire qui se produit lorsque des personnages imaginaires se mettent à bouger et à agir comme s’ils existaient dans la vraie vie.

Et n’allez pas croire que ce pouvoir soit passé inaperçu auprès des graphistes !

Short animation highlighting a moment for World Cup 2018
Design réalisé par šaška™

Dans le monde du numérique, les animations peuvent faire bien plus que divertir les enfants… Ce sont des outils puissants pour communiquer de manière visuelle. Bien sûr, c’est aussi un tout nouveau moyen d’expression et de créativité, mais d’un point de vue complètement pragmatique, les animations attirent davantage l’attention que les images statiques. Et si l’on prend en compte toutes les contraintes de la vidéo en direct, les animations peuvent parfois être une bien meilleure option.

Dans cet article, nous allons tenter de vous fournir une vue d’ensemble de l’animation et des différentes techniques utilisées depuis les débuts du dessin animé jusqu’aux prouesses technologiques d’aujourd’hui. Ainsi les graphistes auront toutes les clés en main pour explorer et expérimenter. Nous verrons également comment les animations peuvent améliorer l’expérience utilisateur du site web des entreprises ainsi que l’efficacité de leurs campagnes marketing. Vous êtes prêt ? Alors c’est parti !

Qu’est-ce que l’animation ?

Créer une animation c’est prendre plusieurs images statiques séquentielles (dessins ou photos) et les faire défiler rapidement de sorte à reproduire un mouvement. Si vous avez déjà vu un folioscope (ces petits livres qu’on feuillette à toute vitesse pour créer une animation), vous connaissez déjà le principe.

 

Mais il est probable que, lorsque vous vous demandez ce qu’est une animation, vous vouliez une réponse un peu plus complète qu’une simple définition technique… Quelles sont les origines des animations ? Pourquoi sont-elles si intéressantes ?

Bien que l’art séquentiel date de plusieurs milliers d’années (ou plus encore si vous considérez les peintures primitives comme étant séquentielles), l’animation telle que nous la connaissons n’a été rendue possible qu’avec l’invention de la pellicule de film. Cependant, le principe d’optique sur lequel repose l’animation était déjà bien connu au début du 19e siècle, comme on peut le voir dans le travail de Simon von Stampfer, phénakisticope (1833), ci-dessous.

L’une des premières animations réalisées sur film fut entièrement peinte à la main par l’artiste français Charles-Émile Reynaud, sur son Praxinoscope, l’une des inventions qui ont ensuite permis de développer la pellicule de film.

Walking star animation
Le disque stroboscopique du Professeur Stampfer. Via Wikimedia Commons

Pendant la première partie du 20e siècle, les artistes du monde entier firent des expérimentations avec l’animation, comme le Katsudō Shashin, daté entre 1907 et 1911, qui serait en grande partie à l’origine de l’animation occidentale. Cependant, les animations restèrent malgré tout très rares jusqu’à l’époque de Walt Disney, dans les années 1920, alors que l’on commence à introduire les bandes-son dans les films. Steamboat Willie (1928), le dessin animé phare de Disney, a non seulement été le premier dessin animé à contenir du son, mais ce fut également le plus populaire de son époque. 

De ce moment-là jusqu’aux années 1930, les autres studios ont finalement compris qu’il y avait de l’argent à se faire avec l’animation, et c’est ainsi que Warner Bros s’est lancé sur le marché avec les Looney Tunes et Merrie Melodies. Les années 30 ont vu naître une gentille rivalité entre Mickey et Bugs Bunny. Cette période est généralement reconnue comme étant l’âge d’or de l’animation américaine, qui a culminé avec Blanche-Neige et les 7 nains, le premier long métrage entièrement réalisé à partir de dessin fait à la main.

Vous connaissez le reste de l’histoire. La télé en couleur s’est démocratisée à la fin des années 50, et un autre américain pionnier de l’animation, Hanna-Barbera, arrive sur la scène. Après la révolution culturelle des années 60, l’animation devient aussi une histoire d’adultes, avec le légendaire film X Fritz le chat (1972), basé sur le célèbre travail de Robert Crumb. Finalement, dans les années 90, les images générées par ordinateur (c’est-à-dire, les effets spéciaux) furent capables de concurrencer les dessins réalisés à la main. C’est Toy Story (1995), le premier film d’animation à avoir été entièrement réalisé sur un ordinateur, qui a popularisé la technique.

Étant donné le large éventail de styles et de techniques utilisés dans l’animation, le public intéressé est lui aussi très large. Les enfants adorent les films animés, bien sûr, parce que la plupart des histoires pour enfants comprennent des animaux qui parlent, mais aussi des théières et toutes sortes d’objets autrement inanimés.

Toy Story poster
Toy Story (1995), le premier film entièrement réalisé sur ordinateur, fait à l’heure actuelle toujours concurrence aux films réalisés 20 ans plus tard. Via Pixar

Mais plus les techniques deviennent sophistiquées, plus les thèmes abordés se développent eux aussi. Si de nos jours les images générées par ordinateur sont utilisées dans presque tous les films, même les œuvres entièrement animées peuvent plaire aux adultes. Il n’y a qu’à voir le succès des Simpsons, de Family Guy, ou de South Park ! 

Peut-être que la plus grande force des animations réside dans le fait qu’elles plaisent à plusieurs groupes. Elles permettent aux artistes de créer l’émerveillement de l’enfance, sans pour autant les restreindre à des sujets enfantins, et on trouve par exemple bon nombre d’animations dans le monde des affaires aussi. Comment ces techniques visuelles peuvent-elles à la fois séduire l’enfant qui est en nous et l’adulte averti que nous sommes ? Prenez n’importe quel film de Pixar : vous n’allez quand même pas essayer de me faire croire que vous n’avez pas essuyé une petite larme pendant les 10 premières minutes de Là-haut !

L’animation au service des entreprises

En dehors des films et de la télévision, l’animation est devenue une des techniques numériques préférées des entreprises. Ceci est surtout dû au fait que les animations permettent de renforcer les designs des sites web et des applications mobiles ainsi que des campagnes de marketing digital, grâce au fait qu’elles sont aussi pratiques que divertissantes.

Le motion design (c’est-à-dire, les éléments graphiques animés, tels que la typographie, les icônes, etc.) tend à expliquer certains concepts à l’aide du mouvement. S’il n’essaie pas de raconter une histoire autant que les animations, le motion design apporte tout de même tous les bénéfices d’une animation, mais différemment. Positionner les éléments de motion design au bon endroit sur votre site internet peut réellement améliorer sa fonctionnalité, sans parler des excellents effets secondaires : montrer aux utilisateurs de manière efficace, rapide et visuelle comment se servir de votre site.

Motion graphics for cryptocurrency website
Design réalisé par Janos Nyujto

Disons que vous veniez tout juste d’ajouter une super nouvelle fonctionnalité à votre site, mais vos statistiques indiquent que personne ne s’en sert. Le problème c’est que les utilisateurs ne l’ont peut-être même pas vue ! Les habitués connaissent bien votre site et ne font pas forcément attention aux nouveautés. La solution simple et rapide : ajoutez une animation à la nouvelle fonctionnalité en question, en faisant rebondir son icône, par exemple.

Ce type d’animation peut avoir d’excellentes répercussions sur l’expérience utilisateur (UX). Vous pouvez ajouter de petites animations aux options de vos pages les plus populaires de votre site pour être sûr que les utilisateurs sachent qu’elles sont là s’ils en ont besoin. Vous pouvez également guider leur attention vers les call-to-action pour booster votre taux de conversion. Ou encore, animer un élément pour confirmer qu’une action a bien été effectuée (un bouton qui bouge lorsque l’on clique dessus, par exemple). Et bien sûr, le motion design peut même être utilisé juste pour le fun ! 

L’un des meilleurs bénéfices du motion design est le fait qu’il aide à communiquer une relation de cause à effet, surtout en ce qui concerne les commandes sur une application mobile. Voyez le célèbre « swipe » de Tinder — le fait que la page se déplace à droite ou à gauche crée l’illusion d’une interactivité. On a l’impression de réellement déplacer quelque chose. Imaginez ce que ce serait si, en faisant glisser la page, l’écran clignotait et qu’un nouveau profil apparaissait. L’application serait loin d’être aussi populaire !

Il existe bien de nombreuses façons d’utiliser les animations pour une entreprise, mais examinons ici les plus courantes :

Explainer video animation
Design réalisé par SB.D
  • Vidéos explicatives — C’est l’une des utilisations les plus populaires pour les entreprises. Les vidéos animées qui tentent d’expliquer un phénomène ou un produit parviennent à délivrer leur message de manière ludique et efficace. Les entreprises peuvent expliquer toutes les nuances des services qu’elles proposent sans paraître ennuyeuses. Le seul bémol de cette technique est que sa grande popularité l’a rendue peu originale.
  • Chargement des pages — Personne n’aime regarder un écran où il ne se passe rien. Les animations qui indiquent la progression du chargement d’une page parviennent non seulement à limiter les dégâts (et donc à retenir les utilisateurs), mais elles fournissent aussi une occasion de montrer la personnalité de sa marque ou de faire sourire les utilisateurs, par exemple. Parfois, les gens se souviennent de l’animation plus que du site lui-même !
  • Transitions — Tous ceux qui ont déjà utilisé un ordinateur dans leur vie savent à quel point c’est énervant lorsqu’une nouvelle fenêtre s’affiche à l’écran sans prévenir. Les animations de transition (dégradés, glissement, rétrécissement…) jouent sur notre perception pour rendre ce type de changements visuels aussi naturels que possible, et renforcent davantage l’immersion de l’utilisateur. Même les changements visuels tels que les menus déroulants ont tout à gagner à se parer d’une petite animation.
Motion graphics for a hand tool website
Design réalisé par Janos Nyujto
  • Micro-interactions — Le motion design présente beaucoup d’avantages en ce qui concerne l’expérience utilisateur (UX). Si votre interface n’est pas optimale, ajouter des micro-interactions animées pourrait bien changer la donne. Ajoutez par exemple un effet particulier à un call-to-action pour améliorer votre taux de conversion.
  • Vidéo sur les réseaux sociaux — Les buts premiers d’une animation sont de divertir et de raconter une histoire. Vous pouvez donc tout à fait créer une animation juste pour créer une animation, sans aucun autre objectif. Créer une vidéo animée pour les réseaux sociaux peut aider les petites entreprises à se faire remarquer de leurs followers.
HTML5 animated ad with motion graphics
Design réalisé par Maryia Dziadziulia
  • Publicités — Les publicités ont elles aussi tout à gagner des animations, surtout les bannières, qui ont besoin d’autant d’aide que possible pour attirer l’attention et contrecarrer le banner blindness. Une bonne animation vous permettra de convertir des utilisateurs à coup sûr – Launchpeer en est la preuve avec sa publicité Instagram animée.
  • Logos animés — Si les publicistes les plus conservateurs sont d’avis qu’il ne faut « jamais changer son logo », aujourd’hui, les experts en branding expliquent que les animations font figure d’exception à cette règle. Les logos adaptatifs et animés (c’est-à-dire qui changent en fonction du contexte dans lequel ils sont utilisés) sont plus efficaces que les logos fixes.

Nous avons jusqu’à présent parlé de la théorie. Examinons maintenant les spécificités de chaque type d’animations et comment nous pouvons les utiliser.

Types d’animations

Commençons par expliquer que le terme « animation » regroupe une variété de techniques consistant à mettre en mouvement des images (ou des objets inanimés). Bien qu’il en existe plus que cela, voici les quatre techniques principales, jugées les plus utiles par les graphistes :

traditional hand-drawn animation
Test d’animation. Réalisé par Disney, via webneel
  1. L’animation traditionnelle — chaque image est créée de manière individuelle avant qu’elles ne soient toutes séquencées les unes aux autres pour créer l’illusion d’un mouvement. C’est la technique originelle de l’animation, mais étant donné qu’elle nécessite beaucoup de temps et d’argent, les graphistes ont développé d’autres techniques plus modernes.
  2. L’animation vectorielle 2D — Un logiciel de design avancé vient compléter la technique traditionnelle d’animation. Le principe reste le même, mais Flash et les autres logiciels vectoriels d’animation génèrent la plupart des images individuelles, à partir de ce que le graphiste aura créé.
  3. L’animation 3D — Une toute nouvelle approche où les images sont générées par ordinateur et où le graphiste ajuste les angles et les mouvements. On dit souvent que l’animation par ordinateur est plus proche d’un travail de marionnettiste que de celui d’un designer d’animation traditionnelle. Les graphistes sont davantage concentrés sur le mouvement que sur l’image.
  4. Le stop motion — chaque image est réalisée en manipulant et en photographiant des objets réels. Cette technique est communément appelée claymation en anglais, car on se sert souvent de pâte à modeler pour réaliser ce type d’animation, bien que ce ne soit pas la seule technique, comme vous pouvez le voir ci-dessous. Bien que cette technique demande elle aussi du temps et de l’argent, le résultat est souvent unique et original.
Love Goodly gif for social media
Design réalisé par agnes design

Le style que vous choisirez dépendra de vos objectifs, de la personnalité de votre marque et de votre budget. Réaliser une vidéo explicative en stop-motion vous aidera à vous démarquer de toutes les autres vidéos du genre, tandis que réaliser votre site web en stop motion, ne vous sera vraiment pas bénéfique… 

Après avoir lu tout cela, vous devriez déjà avoir une bonne idée du type d’animation qui conviendra le mieux à votre entreprise, et peut-être même une idée que comment l’implémenter. Lisez notre guide ultime sur le marketing vidéo pour en savoir plus !

Mais ce n’est pas tout d’avoir une animation, encore faut-il qu’elle soit bonne ! Et à qui d’autre demander des conseils qu’à ceux qui ont créé les animations Disney à son apogée ?

Animation pour designers : Les 12 Commandements de Disney

En 1981, les deux dessinateurs et animateurs Frank Thomas et Ollie Johnson écrivaient ce que beaucoup appellent aujourd’hui encore, la bible de l’animation, The Illusion of Life. Rassemblant l’expertise des animateurs de Disney depuis les années 1930, ce livre veut donner aux graphistes toutes les bases nécessaires à la réalisation d’animations, en expliquant les différentes techniques de reproduction des principes de physique, l’expression émotionnelle, ou encore de dessin des personnages.

« Les 12 principes de base de l’animation » sont au centre de cet ouvrage. Et si certaines techniques sont particulièrement destinées à la réalisation d’animations traditionnelles, la plupart d’entre elles sont toujours tout autant valables de nos jours, avec seulement quelques ajustements à faire ci et là.

1. Compression et étirement

Comment les objets réagissent-ils lorsqu’ils entrent en contact avec d’autres objets ? Est-ce qu’ils se compressent, ou au contraire s’étirent ? Communiquer leur rigidité relative permet de créer une animation plus réaliste aux yeux des spectateurs. Pensez à la manière dont une balle en caoutchouc s’écrase en touchant le sol, alors qu’une boule de bowling, elle, ne s’écrase pas du tout.

Cela peut être accentué pour produire un effet comique, ou au contraire maintenu pour ajouter au réalisme de l’animation. Dans les deux cas, la règle d’or est de ne jamais changer le volume total de l’objet. Ce dernier est simplement redistribué.

An animated gif of cloud technology for Microsoft
Simuler le mouvement en écrasant et en étirant les formes et les objets, comme c’est le cas dans ce design réalisé par Maryia Dziadziulia

Le principe reste le même lorsqu’il s’agit d’objets abstraits évoluant dans un espace digital, comme c’est le cas des icônes rebondissantes, par exemple. Vous pouvez choisir n’importe quel degré entre « dessin animé » et « réalisme », tant que cette règle est respectée. 

2. Anticipation

Dans la vraie vie, les gens et les objets ne se déplacent pas tout d’un coup, sans signe avant-coureur. Avant de donner un coup de poing à quelqu’un, on donne de l’élan à son bras. Avant de sauter, on plie ses genoux, etc. Si votre animation se produit sans aucune action d’anticipation, elle aura l’air peu naturelle et tout simplement fausse. 

En design de site web, cela signifie qu’il faut mettre l’accent sur l’état de l’objet avant animation. Par exemple, si vous voulez animer un bouton-poussoir, il faudra d’abord dessiner le bouton lui-même de façon à ce qu’il paraisse possible de le pousser. 

3. Mise en scène

Ce principe est emprunté au théâtre : c’est le moment où les acteurs sont placés sur la scène de manière à créer l’effet voulu. Du point de vue de l’audience, les actions qui se déroulent au-devant de la scène paraissent plus importantes que celles qui se produisent au fond. 

En animation, en revanche, on est dans un contexte davantage cinématographique que théâtral, donc ce principe s’applique aussi aux angles et à l’éclairage. Pour les animations en ligne, pensez donc à ajouter des ombres ou à déplacer les angles pour parvenir au meilleur résultat.

4. Toute l’action d’un coup vs. pose par pose

Cette technique fait référence à la méthode utilisée en animation : soit on commence par une première pose à partir de laquelle on développe une séquence, soit on crée les poses principales d’une séquence d’abord, puis on développe les images entre les deux ensuite. 

La plupart des animations réalisées sur ordinateur sont basées sur une approche “pose par pose” puisque l’ordinateur génère les interpolations. Cependant, si vous faites face au syndrome de la page blanche, la première méthode peut vous aider à trouver une bonne idée.

Animation: Mbappé "The Gazelle" Running
Design réalisé par Kid Mindfreak

5. Suivi et chevauchement d’action

Il s’agit de deux principes différents, mais en lien l’un avec l’autre, pour créer une animation réaliste. Le principe de “suivi d’action” est en rapport avec l’inertie, et le fait que lorsqu’un corps qui est en mouvement s’arrête de bouger, certaines autres parties continuent, elles, à bouger. Lorsqu’une femme en robe s’arrête de courir, certaines parties de sa robe continuent de bouger, à cause de l’élan.

Le chevauchement fait référence à la manière dont les différentes parties d’un objet bougent à des allures différentes : lorsque l’on marche, la partie gauche et la partie droite de notre corps sont rarement en parfaite synchronie, elles bougent toutes les deux de manière indépendante.

Ces deux concepts doivent également être pris en compte pour les objets inanimés. Ce sont les petits détails comme cela qui donnent un aspect réaliste et naturel aux animations.

6. Ralentissement en début et en fin de mouvement

Cela fait référence à l’un des aspects techniques de l’animation. Tout d’abord, sachez que l’on peut ralentir une animation en y ajoutant plus d’images, ou au contraire l’accélérer en en supprimant certaines. Ainsi, lorsqu’une action a lieu, mais aussi lorsqu’un objet ralentit ou accélère, on réduit le nombre d’images.

7. Trajectoire arquée

Pour créer un mouvement plus naturel, les trajectoires doivent être arquées. La plupart des objets ont tendance à dessiner une courbe en se déplaçant (souvenez-vous de l’homme de Vitruve de Léonard de Vinci). Créer un mouvement en suivant une trajectoire arquée peut sembler tomber sous le sens, mais si vous oubliez ce principe, votre animation aura l’air étrange.

La bonne nouvelle c’est que certains logiciels d’animation vous permettent de déterminer des trajectoires de mouvement vous-même. Donc avec les bons outils, ce principe sera facile à mettre en œuvre.  

8. Actions secondaires

Ce principe est un peu plus complexe que les autres, parce qu’il implique de parvenir à un équilibre. L’idée vient du fait que, lorsqu’une partie d’un objet se déplace, les autres parties de cet objet se déplacent elles aussi. Lorsque l’on marche dans la rue, notre tête et nos yeux ne restent pas fixés droit devant nous. On a plutôt tendance à regarder un peu partout, à cligner des yeux, etc. Ces actions secondaires peuvent elles aussi vous aider à rendre votre animation réaliste. Mais faites preuve de subtilité de façon à ne pas distraire votre audience de l’action principale.

gif animation of a football/soccer player
Design réalisé par maneka

Ce principe est similaire au suivi d’action mentionné ci-dessus, sauf que les actions secondaires ne sont pas nécessairement liées à l’action principale. Les deux principes peuvent être observés dans l’exemple ci-dessus : les yeux qui clignent c’est l’action secondaire, le suivi de l’action c’est le fait que son torse rebondisse légèrement lorsque ses pieds touchent le sol.

9. Timing

Comme nous l’avons dit ci-dessus, ajouter des images à votre animation ralentira l’action, alors qu’en enlever l’accélérera. Les graphistes doivent faire particulièrement attention à cela pour représenter le poids, l’agilité, ou même la personnalité (dans le cas des expressions faciales) d’un objet ou d’un personnage.

En d’autres termes, ne laissez pas le rythme de votre animation se décider au hasard. Prenez en compte le rythme et le temps de déplacement des objets.

Loading animation for The Game Zone app
Design réalisé par ogld

10. Exagération

Même les animations les plus réalistes ne sont pas réelles… et c’est précisément la raison pour laquelle elles plaisent autant ! Les animations permettent aux artistes d’exagérer pour créer un certain effet (il n’y a qu’à voir les Tom&Jerry !) N’ayez pas peur d’exagérer certains aspects de votre animation pour créer un effet en particulier. Par exemple, regarder les roues de l’animation ci-contre, sans parler des cabines de la grande-roue au fond  !

11. Dessin en volume

En suivant le principe de géométrie dans l’espace, dessiner en volume signifie représenter les trois dimensions d’un objet, ce qu’on a vite fait d’oublier, surtout lorsque l’on travaille sur les variations 2D d’une animation (et certains dessins animés ignorent ce principe entièrement, c’est pourquoi il est si étrange de voir les personnages des Simpsons de face).

The Illusion of Life recommande en particulier de ne pas créer des personnages dont les deux côtés du corps sont identiques, sans quoi vous prenez le risque d’anéantir l’immersion de votre audience.

12. Charisme

Logo and Animated Intro for Singer, songwriter & performer Catherine Forte
Design réalisé par bubupanda

Ici, il s’agit plus d’une préoccupation artistique que d’une obligation technique : il est important de donner à ses personnages un certain charisme de façon à ce qu’on ait envie de les regarder. Il peut s’agir de quelque chose de basique, comme les habiller d’une couleur vive, ou leur donner de grands yeux, comme dans les manga japonais. L’important est de se souvenir que personne n’a envie de regarder une animation trop « fade ».

L’exemple ici est à la fois charmant et unique, alliant réalisme et animation. On imagine facilement se dire « je n’ai jamais rien vu de tel avant » en voyant ce design pour la première fois. C’est également bénéfique pour les entreprises.

L’animation va donner vie à vos designs

99designs social media animation
Design réalisé par Maryia Dziadziulia

Quoi qu’il en soit, l’animation est un processus qui demande de l’attention. Faire un dessin de bonne qualité est déjà difficile, donc imaginez ce que c’est que d’en faire des milliers ! C’est la raison pour laquelle c’est le travail de toute une vie, plutôt qu’un passe-temps que l’on exerce pendant le week-end.

Mais l’effort en vaut largement la chandelle. Non seulement les animations ont beaucoup à apporter aux entreprises et aux designs en général, mais c’est aussi une forme d’art magique, qui peut transformer n’importe quel objet du quotidien en un véritable conte. Une fois que vous y aurez goûté, vous ne pourrez plus revenir en arrière !

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